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8 avril 2016 5 08 /04 /avril /2016 10:32
MARDI 12 AVRIL : IMPITOYABLE (1992)

Réalisation : Clint Eastwood

Date de sortie : 1992

Durée : 2H00. Langue : Anglais VOST.

Acteurs principaux: Clint Eastwood, Gene Hackman, Morgan Freeman, Richard

Harris

Distinctions : 4 OSCARS dont celui du meilleur film

Résumé : William Munny a tiré une croix sur son passé de criminel et de hors-la-

loi. Seuls comptent maintenant ses enfants et la ferme qu’il exploite avec peine.

Mais la perspective d’une prime pour abattre les auteurs d’un crime odieux

commis sur une prostituée, ramène Munny au coeur de la violence. Le paisible

fermier redevient un tueur impitoyable.

Eléments d’analyse :

HEROS / ANTI-HEROS, après LE BON , voici LA BRUTE.

Dans ce western crépusculaire, à la fois sombre, violent, et mélancolique,

qu’il a dédié à Sergio Leone et à Sam Peckinpah (La Horde sauvage), Eastwood

brouille la frontière des valeurs entre le bien et le mal, et détruit toute figure

héroïque (la scène initiale du film, avec ce vieux fermier au milieu des cochons,

est en cela très significative). La construction des figures mythiques de la

légende de l’Ouest américain (le tueur, le shérif, le chasseur de prime, tous des

as de la gâchette) est l’objet d’une double mise en abyme qui, à travers la figure

de Schofield Kid, un bandit en herbe fasciné par la réputation du tueur de femmes

et d’enfants, et à travers celle du journaliste écrivant une biographie sur le tueur-

dandy English Bob (The Duke…ou The Dude !?), tourne en dérision le processus

de mythification. Plus de modèles à suivre, tous humains trop humains, tous

pourris. Dans ce chef-d’œuvre, magnifique western niant les structures morales

et les modèles du genre, Eastwood commence à se représenter lui-même dans la

force de l’âge, avec cette tendance masochiste à tourner des scènes dans

lesquelles il se fait passer à tabac (scène du saloon qui, là encore, vient casser

les représentations traditionnelles des duels). Tout au long du film se pose, outre

la question des valeurs idéalisées sur lesquelles l’Amérique s’est construite et

rêvée, celle de la rédemption pour tous ces personnages vivant en marge de la

société : tueur, prostituée, noir.

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