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3 février 2017 5 03 /02 /février /2017 05:52
Mardi 7 février : Gadjo dilo (1998)

Réalisation : TONY GATLIF

Date de sortie : 1998

Durée : 1h37

Acteurs principaux : Romain Duris (Stéphane ), Rona Hartner ( Sabina), Izidor Serban ( Izidor)

Langue : Français, romani, roumain -  Sous titres : espagnol et français

Distinctions :   

- César du cinéma 1999 : César de la meilleure musique écrite pour un film.

- Festival international du film de Locarno 1997 : Léopard d'argent du meilleur film et Léopard de bronze, prix spécial attribué à Rona Hartner.

 

Détails sur le film : Les musiciens

  • Orchestre Marin Ioan : Toni Lache (clarinette), Nicolae Paun (accordéon), Florinel Dobrica (contrebasse), Marius Banuca (violon), Mihai Iordache (cymbalum), Adrian Simionescu (vocale), Marin Ioan (impresario)
  • Orchestre Gipsy Star : Leonard Iordache (cymbalum), Ghita Coada (contrebasse), Constantin Fugirica (accordéon), George Udila (clarinette), Costel Vasilescu (trompette), Marian Vasilescu (violon)
  • Monica Juhasz-Miczura (chant) interprète sublimement Nora Luca. Elle est aussi connue sous le pseudo Mitsou. Elle a été membre du groupe Ando drom.

 

Gadjo dilo signifie « l'étranger fou ». Ce dernier volet d'une trilogie, comme Les Princes et Latcho Drom, a été conçu autour de la musique tzigane. À son propos, Tony Gatlif explique : « C'est une musique qui crie la peur et la douleur d'un peuple qui a mal à son âme. C'est pour ça que la musique tsigane est belle. Sinon musicalement elle part dans tous les sens, c'est plein de fausses notes, les instruments sont bricolés avec n'importe quoi. Mais cette musique est un cri de douleur, de douleur ancestrale qui vient de l'âme de tout un peuple. C'est la révolte pure, rien n'est fabriqué, tout est crié. Et c'est effectivement comme ça que j'imaginais ce film »

 

Synopsis /résumé

Gadjo c'est l'étranger en langue rom, le tsigane de Roumanie. L'étranger, c'est Stéphane, un jeune français d'une vingtaine d'années qui traverse ce pays à la recherche d'une chanteuse inconnue. La seule trace qu'il possède de cette voix tsigane, c'est un nom énigmatique, Nora Luca, gravé sur une cassette que son père écoutait inlassablement pendant les derniers moments de sa vie. En pleine nuit, Stéphane rencontre Isidore, un vieux chef de village. Les deux hommes se lient d'amitié autour d'une bouteille de vodka. Grâce à leur complicité, le jeune homme est intégré peu à peu dans la communauté tsigane, tandis que Sabina la plus sauvage des femmes du village, accepte de devenir son interprète. Parti à la recherche de son père, Stéphane finit par découvrir l'amour, une nouvelle famille, et toute une culture.

 

Critique parue dans les Inrocks : 

"Après Les Princes et Latcho drom, Tony Gatlif dit filmer une dernière fois les Tziganes dans Gadjo dilo. C’est surtout la meilleure : la force documentaire de Latcho drom est fondue dans un scénario habile, et par rapport aux Princes, enfermés dans leur HLM, Gadjo dilo a la grande qualité d’être un film en mouvement.

 Appliquant à la lettre le théorème posé par Jean Renoir ­ “Le cinéma, c’est le mouvement” , Gatlif fait voyager Stéphane (Romain Duris, très investi) aussi bien physiquement que spirituellement. Parti en Roumanie à la recherche de Nora Luca, une chanteuse rom qu’écoutait son père avant de mourir, Stéphane tombe d’abord sur Isidore, sorte de chef de village tzigane. Toute une nuit, le vieux Rom et le jeune Gadjo partagent une bouteille de vodka qui scellera leur amitié. Au départ, le village est hostile, mais Stéphane est déterminé à retrouver Nora Luca et il est persuadé qu’Isidore l’y aidera. Peu à peu, Stéphane s’intègre dans la communauté. La farouche Sabina qui a vécu en Belgique lui sert d’interprète et, à la faveur de rencontres avec des musiciens roms, Stéphane enregistre leurs chansons dans l’éventualité d’un disque.

Jusque-là, le film est séduisant, parce que le métissage des cultures s’y tisse avec bonheur devant la caméra. Mais ce qui emporte définitivement la conviction, c’est le basculement de Stéphane. Il finit par oublier ce pour quoi il était venu, détruira même les enregistrements, pour vivre en toute liberté son amour pour Sabina. Il faut dire qu’il y a de quoi. Interprétée par la magnifique Rona Hartner, Sabina a planté son mari en Belgique, ce qui lui vaut d’être une sorte de paria dans la communauté. Mais elle a fait de cet isolement sa liberté. Grâce à cette femme absolument libre, jusqu’à la sauvagerie, les derniers blocages de Stéphane vont céder. Les plans où Sabina et Stéphane courent nus dans la forêt, qui auraient pu être ridicules, font alors figure d’ode à la sensualité. A cette aventure intime, Gatlif superpose un propos plus politique puisque le village tzigane sera finalement détruit par les Roumains. Comment supporter une telle haine ? Comme son héroïne Sabina, Gatlif répond par la liberté, par une douce anarchie. Et ce qui traduit le mieux ce sentiment, ce n’est plus les images, mais la musique tzigane : musique des moments de fête et des moments de douleur, mémoire et réconfort du peuple rom."

Source : Olivier Nicklaus ( Les Inrocks, janvier 1998)

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29 janvier 2017 7 29 /01 /janvier /2017 12:04
Mardi 31 janvier : Le temps des gitans (1989)

Réalisation : Emir Kusturica  (Yougoslavie)

Date de sortie : 1989

Durée : 132 mn

Acteurs principaux : Davor Djumovic (Perhan), Bora Todorovic (Ahmed), Ljubica Adzovic (la grand-mère).

Langue : romani. (Ce film fut l'un des tout premiers films presque entièrement tourné en romani, la langue des Roms.)   Sous titres : français

Musique de Goran Bregovic. La chanson générique Ederlezi serait un ancien chant traditionnel tzigane apparu en 1942.

Distinctions : Prix de la mise en scène (meilleur réalisateur) au Festival de Cannes 1989. Meilleur film étranger au Guldbagge Awards de Suède, 1991.

 

Synopsis /Résumé

Perhan est un Rom. Fils naturel d’un soldat et d’une tsigane, il est élevé ainsi que sa sœur handicapée, par sa grand-mère dans un bidonville de Skopje en Macédoine. La vie de famille s’organise autour d’un accordéon, d’un dindon et d’un fiston déluré. Perhan tombe amoreux de la fille de la voisine et décide de gagner beaucoup d'argent pour obtenir le droit de l'épouser. Il rentre dans le clan d'Ahmed et mène une existence faite de “bricolages” et de magouilles. Perhan est désormais prisonnier d'un monde dont il ne veut pas. Du moins lui reste-t-il l'amour, celui qu'il possède en lui. Sa destinée paraît toute tracée, dramatique car sans espoir de rédemption, mais Perhan s'accroche à la vie par pure fierté. Il tombera de très haut, le rêve européen est loin et demeure inaccessible. Les Gitans sont condamnés à souffrir et à errer, mais dans la dignité…

 

Lieux du tournage :

Le voyage que fait Perhan traverse toute la République fédérale socialiste de Yougoslavie : parti de Skopje, il traverse la Macédoine, puis c'est au Kosovo qu'Ahmed achète Irfan (le père d'Irfan porte le traditionnel chapeau de feutre albanais, le qëlesh ). Ils passent ensuite en Serbie, puis en Bosnie-Herzégovine (le chauffeur de taxi est de Brčko, au nord de la Bosnie). Ils rejoignent alors la Croatie par la célèbre autoroute de la Fraternité et de l'Unité (Belgrade-Zagreb), construite par Tito après la Seconde Guerre mondiale. Enfin ils arrivent à l'hôpital de Ljubljana en Slovénie.

Présentation du film   Le Temps des Gitans  d’ Emir Kusturica, 1989.

 

A l’origine du film, Kusturica est touché par un fait divers sur le trafic d’enfants et leur exploitation à l’intérieur de la communauté Rom : une bande mafieuse faisait passer la frontière Yougoslavie/Italie à de jeunes enfants, parfois handicapés pour les obliger à mendier ou à se prostituer.

Emu par le sort des enfants, il prépare un scénario réaliste, très documenté : il apprend la langue, recueille des informations et des témoignages authentiques sur les conditions de vie des Roms et sur les trafics sordides auxquels certains d’entre eux se livrent. C’est à partir de cette enquête de terrain qu’il construit son film.

Cependant le film est avant tout une œuvre d’art, la vision lyrique d’un cinéaste talentueux et non la réalité décrite par un sociologue.

Il faut bien distinguer les aspects documentaires, assez réalistes, et la vision personnelle de Kusturica, fasciné par cette communauté depuis son enfance, très onirique et souvent burlesque. Son imagination débordante transforme ainsi une histoire sordide en un poème baroque (ce mélange étonnant deviendra le marqueur de toute son œuvre).

Le film est la mise en scène d’un monde à la fois réel et rêvé, englué dans la boue du quotidien et emporté dans le vent des songes…. Un montage de moments burlesques, sinistres, magiques, suivant le fil de la destinée de Perhan le personnage principal qui a cru pouvoir échapper à sa condition….

Les séquences ancrées dans la réalité, documentées: (la recherche de l’authenticité par Kusturica)

  • La langue
  • Le temps et l’espace (traversée de toute la Yougoslavie, un Etat aujourd’hui disparu, et le  passage en Italie). Le récit est bien localisé et daté : ce n’est pas une fable intemporelle.
  • Diverses nationalités et religions sont rencontrées.

La coexistence des religions permet d’évoquer le syncrétisme des Roms : « identité » musulmane : les prénoms (Ahmed), la décoration de certaines maisons (la tenture avec les mosquées), les prières et invocations ; et fêtes orthodoxes (la Saint George), la présence des églises ou de petites chapelles, sans oublier l’importance des pratiques superstitieuses et magiques d’origine populaire.

  • Quelques images rapides de Tito.
  • Le trafic d’enfants, malheureusement bien réel et bien documenté ici. (mendicité et prostitution).

 

Quelques exemples de séquences purement fantasmatiques :

  • Les mariages (scène d’ouverture, mariage de Perhan et Azra, celui d’Ahmed à la fin) combinent effets lyriques (la mariée en voile blanc flottant dans l’air) et instants pathétiques.
  • Les cartons qui se déplacent…
  • La maison arrachée du sol et levée dans les airs par une grue.

Pistes pour une étude dans le cadre du ciné-philo : (source : article de DOMINIQUE CHANSEL, site du Conseil de l’Europe)

- Les grands thèmes philosophiques qui sous-tendent l’œuvre et qui sont sans doute révélateurs des obsessions thématiques de l’artiste : Le temps des Gitans se construit sur l’opposition entre le sol boueux et les airs, entre le désir d’envol et l’irrémédiable chute. Est-ce une image de la volonté de s’arracher à une destinée engluée et au poids final des fatalités que d’autres appelleront le conditionnement social? Les épisodes de cette forme de «rêve d’Icare» ne manquent pas: depuis la simple cuillère que le jeune Perhan, doué de télékinésie, soulève de la table et fait danser le long du mur, en passant par le songe du jeune homme au cours duquel il survole la cérémonie de la nuit de la Saint-Georges, et la maison arrachée du sol et levée dans les airs par la grue que pilote l'oncle Mezran. Les plus poétique des envols sont bien sûr ceux des mariées, dont les longs voiles blancs flottent au vent: l’image de la mère sur l’autoroute, la lévitation d’Azra, le ventre rond, sur le point d'accoucher; le plus dramatique est celui où Perhan perdra à son tour la vie, dans un saut dans le vide depuis le pont de chemin de fer, avec cet espoir inconscient d’avoir des ailes.

 

- Le temps des Gitans est-il une sorte de conte initiatique du passage à l'âge adulte?

Comment grandir sans renier ses rêves d’enfant, comment entrer dans le monde des adultes sans vendre son âme au diable? Perhan a-t-il su garder les valeurs que lui avait enseignées sa grand mère: ne jamais succomber à la tentation de l'argent facile, qui est aussi un argent sale? Cet argent maudit qui a rendu fou l'oncle Mezran, toujours endetté au jeu, a-t-il eu raison de la vie et des espérances de Perhan?

 

LA MUSIQUE DU FILM : La bande-son ancre le film dans la culture rom. Le compositeur Goran Bregovic a puisé dans les chants et airs traditionnels tziganes. Elle envoûte le spectateur et est un élément vital du film tout comme elle est vitale à la culture rom : la musique est un élément, comme l’air, la terre, l’eau et le feu.

LES COMEDIENS : aucun ne sont des professionnels, sauf Bora Todorovi, l’oncle Ahmed. Les autres sont tous d’authentiques Roms.

 

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19 avril 2016 2 19 /04 /avril /2016 06:33
Mercredi 20 Avril : Django Unchained (2012)

Réalisation : Quentin TARANTINO

Date de sortie : 2012

Durée : 2H39

Langue : Français

Acteurs principaux: Jamie Foxx, Christop Waltz, Leonardo Dicaprio, Samuel

L.Jackson, Kerry Washington... et Quentin Tarentino.

Résumé: Un chasseur de primes allemand se lie avec Django, un esclave noir,

pour retrouver la femme de ce dernier, retenue en esclavage. Leur quête les

mènera à «Candyland», la plantation où l’infâme Candie règne en maître, secondé

par Stephen son perfide domestique.

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8 avril 2016 5 08 /04 /avril /2016 10:32
MARDI 12 AVRIL : IMPITOYABLE (1992)

Réalisation : Clint Eastwood

Date de sortie : 1992

Durée : 2H00. Langue : Anglais VOST.

Acteurs principaux: Clint Eastwood, Gene Hackman, Morgan Freeman, Richard

Harris

Distinctions : 4 OSCARS dont celui du meilleur film

Résumé : William Munny a tiré une croix sur son passé de criminel et de hors-la-

loi. Seuls comptent maintenant ses enfants et la ferme qu’il exploite avec peine.

Mais la perspective d’une prime pour abattre les auteurs d’un crime odieux

commis sur une prostituée, ramène Munny au coeur de la violence. Le paisible

fermier redevient un tueur impitoyable.

Eléments d’analyse :

HEROS / ANTI-HEROS, après LE BON , voici LA BRUTE.

Dans ce western crépusculaire, à la fois sombre, violent, et mélancolique,

qu’il a dédié à Sergio Leone et à Sam Peckinpah (La Horde sauvage), Eastwood

brouille la frontière des valeurs entre le bien et le mal, et détruit toute figure

héroïque (la scène initiale du film, avec ce vieux fermier au milieu des cochons,

est en cela très significative). La construction des figures mythiques de la

légende de l’Ouest américain (le tueur, le shérif, le chasseur de prime, tous des

as de la gâchette) est l’objet d’une double mise en abyme qui, à travers la figure

de Schofield Kid, un bandit en herbe fasciné par la réputation du tueur de femmes

et d’enfants, et à travers celle du journaliste écrivant une biographie sur le tueur-

dandy English Bob (The Duke…ou The Dude !?), tourne en dérision le processus

de mythification. Plus de modèles à suivre, tous humains trop humains, tous

pourris. Dans ce chef-d’œuvre, magnifique western niant les structures morales

et les modèles du genre, Eastwood commence à se représenter lui-même dans la

force de l’âge, avec cette tendance masochiste à tourner des scènes dans

lesquelles il se fait passer à tabac (scène du saloon qui, là encore, vient casser

les représentations traditionnelles des duels). Tout au long du film se pose, outre

la question des valeurs idéalisées sur lesquelles l’Amérique s’est construite et

rêvée, celle de la rédemption pour tous ces personnages vivant en marge de la

société : tueur, prostituée, noir.

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31 mars 2016 4 31 /03 /mars /2016 06:52
MARDI 5 AVRIL : L'Homme qui tua Liberty Valance (1962)

Réalisation : John FORD

USA, Film en noir et blanc

Date de sortie : 1962

Durée : 1H53

Acteurs principaux: John Wayne, James Stewart, Lee Marvin, Vera Miles

Langue : Anglais VOST.

Résumé:

En 1910, le sénateur Stoddard et sa femme Alice, un couple âgé, reviennent à Shinbone, dans l'Ouest, pour l'enterrement de Tom Doniphon. Le journaliste local, intrigué par la présence d'un sénateur venu assister à l'enterrement d'un cow-boy inconnu, presse Stoddard de s'expliquer. Stoddard, d'abord réticent, finit par accepter. Il évoque l'époque où fraîchement diplômé en droit, il débarqua avec l'idéal d'apporter la légalité dans l'Ouest. Il trouvera face à lui le terrible et sadique Liberty Valance… (source Wikipédia)

Basé sur un long flash-back, ce premier film du cycle « Western, Héros -anti-héros » nous propose LE BON, Ransom Stoddart (James Stewart), héros malgré lui, vrai faux héros face à Liberty Valance, une brute épaisse (Lee Marvin). L’histoire d’un honnête, faible et courageux citoyen amené à devenir une légende de l’Ouest. Comment a-t-il fait ? Demandez à John Wayne et au flash-back dans le flash-back…

Le héros : le bon ?

Pour le premier film du cycle WESTERN: “ Héros – anti héros: le bon ? la brute ? et le négro !?” , nous vous proposons de nous pencher sur le personnage du BON.

Qui est véritablement le HEROS ? Qui s’oppose réellement à qui ? Une scène de duel ou deux scènes de duel ? Avant dernier film de John Ford, le maître du genre, réunissant pour la première et la seule fois à l’écran son acteur fétiche, l’immense John Wayne (devenu lui-même un archétype du cowboy dans l’imaginaire cinématographique), et James Stewart, L’Homme qui tua Liberty Valance nous propose une déconstruction-reconstruction de la Légende de l’Ouest, et se donne comme une analyse du laboratoire de la construction du mythe américain : « When the legend becomes fact, print the legend! » (Quand légende dépasse la réalité, on publie la légende).

Western intello ? Non. Western intelligent ? Oui: le jeu « action ou vérité ? » revisité en forme westerno-philosophique : action, mensonge, ou vérité ? Pour parodier Cocteau, l’on pourrait dire que la légende du Bon est un mensonge qui dit toujours une vérité, et le cinéma ici, un mensonge qui dit la vérité.

Pour aller plus loin : Film permettant de riches analyses, nous ne prétendrons pas les synthétiser.

L’article de Wikipédia, facilement accessible sur le net, donne des pistes intéressantes et des références.

Pour un exemple d’analyse filmique de la célèbre scène du duel : un fichier PDF sera disponible sur le blog du Troisième œil (analyse de Guy Reynaud).

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20 mars 2016 7 20 /03 /mars /2016 14:09
Mardi 22 mars : Le Crime de l'orient Express (1974)

L’équipe du Troisième Œil a le plaisir de vous convier à l'amphithéâtre ce mardi 22 mars , à 17 heures, pour la dernière enquête de notre cycle « Le Meurtre était presque parfait » avec un film de Sidney Lumet : Le Crime de l’Orient Express.

Réalisation : Sydney Lumet

Date de sortie : 1974

Durée : 128 min

Acteurs principaux : Albert Finney, Lauren Bacall, Martin Balsam,Ingrid Bergman, Jacqueline Bisset, Jean-Pierre Cassel, Sean Connery, John Gielgud, Wendy Hiller, Anthony Perkins, Vanessa Redgrave,Rachel Roberts, Richard Widmark, Michael York

Langue : VOSTFr

Synopsis : Pendant son trajet de trois jours à travers l'Europe, le célèbre Orient Express est subitement immobilisé suite à de nombreuses chutes de neige. Le détective Hercule Poirot est réveillé par un gémissement dans la cabine voisine. Le lendemain matin, un homme est découvert mort, frappé de plusieurs coups de couteau. L'assassin est toujours à bord pris au piège par la neige.

Remarques : Nous connaissons de Sydney Lumet des films plus militants : Douze hommes en colère (1954) ou Verdict (1982) mais pour Le Crime de l’Orient-Express le réalisateur se fait plaisir… pour notre plus grand plaisir !

Une balade dans l’ancienne Istambul, un voyage dans un train de légende en compagnie de stars illustres nous font oublier que les personnages qui peuvent parfois paraître sans épaisseur – à l’exception du célèbre détective belge – sont réduits à des fonctions.

Néanmoins, cette adaptation du roman d’Agatha Christie est simple et élégante. Elle invite les élèves de cinquième à analyser efficacement les caractéristiques du récit policier, d’assister Hercule Poirot dans son enquête et d’essayer de désigner, avant lui, le coupable de l’intrigue.

Un film ludique donc, sur une musique originale de Richard Rodney Bennett. Le travail du compositeur est remarquable et permet à de jeunes élèves de réaliser à quel point la musique accentue la tension dramatique.

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14 mars 2016 1 14 /03 /mars /2016 07:30
Mardi 15 mars : Le Crime était presque parfait (1955)

Réalisation : Alfred HITCHCOCK

Date de sortie : 2 février 1955

Durée : 1h 45min

Acteurs principaux : Ray Milland, Grace Kelly, Robert Cummings

Langue : VOSTFr

Synopsis :

La riche Margot Wendice, épouse d'un ancien champion de tennis, Tony, a une liaison avec un romancier américain, Mark Hallyday. La disparition d'une lettre que son amant lui avait adressée la plonge alors dans l'inquiétude. Son mari, le voleur de la fameuse lettre, connaît sa mauvaise fortune et s'inquiète également. Il craint que sa femme ne parte avec l'écrivain et ne le prive de sa vie oisive et mondaine, le laissant sans le sou. Il rumine alors un plan pour se débarrasser d'elle et hériter de sa fortune.

Pistes d’exploitation :

Si Alfred Hitchcock considère Le Crime était presque parfait comme un film mineur, il est pourtant l’une des œuvres les plus significatives du maître du suspense et nous permet une analyse complète avec nos élèves.

Adapté d’une pièce de théâtre à succès, Le Crime était presque parfait est un huis clos riche de tous les éléments hitchcockiens : psychologie, intrigue amoureuse, humour et, bien entendu, suspense.

N’importe quel fragment du film tient le spectateur en haleine. Qu’il s’agisse des jeux d’ombres et de lumières de la scène de la tentative de meurtre ou l’emploi du Mac Guffin cher à Hitchcock ( ici, les ciseaux ): le suspense est partout.

Et contrairement au théâtre filmé parfois pesant, la réalisation du film est fluide grâce a des cadrages audacieux et à de multiples sources d’éclairage. En outre, Hitchcock effectue un travail minutieux sur les costumes et les couleurs. Grace Kelly porte au début du film des couleurs vives puis ses robes deviennent de plus en plus foncées à mesure que l’intrigue devient sombre.

Quant à l’enquêteur Hubbard, il n’est pas sans nous rappeler le célèbre inspecteur à l’imperméable défraichi. En effet, on retrouve chez Hubbard et Columbo la même idée du spectateur omniscient, connaissant tout du crime en question. L’intérêt réside alors pour le spectateur dans les dialogues menés avec brio où sont révélés les capacités de déduction chez l’un et les facultés de dissimulation chez l’autre.

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7 mars 2016 1 07 /03 /mars /2016 15:08
Mardi 8 Mars : Le Nom de la rose (1986)

Réalisation : Jean-Jacques Annaud

Date de sortie : 1986

Durée : 2h11

Acteurs principaux :

Langue : VOSTFR

Distinction : meilleur film étranger aux Césars 1987

Synopsis : En l’an 1327, dans une abbaye bénédictine, le moine franciscain Guillaume de Baskerville, accompagné de son jeune novice Adso, enquête sur de mystérieuses morts qui frappent la confrérie. Le secret semble résider dans la bibliothèque, où le vieux Jorge garde jalousement un livre jugé maudit. ( DVD officiel )

Pistes d’exploitation

Inspiré du roman d'Umberto Eco, Le Nom de la rose est un film spectaculaire qui mêle une intrigue policière à l'évocation réaliste d'un Moyen Age cruel et contrasté : les paysans les plus pauvres y côtoient les dignitaires d'une Eglise richissime, tandis que l'Inquisition allume les feux où vont brûler hérétiques et sorcières.
Le film peut être vu avec un large public d'adolescents entre treize et dix-huit ans environ.
Trois grands axes peuvent être exploités :
• La comparaison entre le roman d'Umberto Eco et son adaptation cinématographique. L'accent peut être mis sur les transformations qu'impose le passage d'un médium à l'autre, de la littérature au cinéma.
Le Nom de la Rose se situe dans un contexte historique précis celui d'une abbaye au Moyen Age. Le rôle des monastères à cette époque, l'importance et le succès de monachisme médiéval, les différences entre les ordres monastiques (bénédictins, franciscains, dominicains...) sont des points qui méritent un éclaircissement historique.
• Enfin, le film d'Annaud, dont l'intrigue tourne autour d'une somptueuse bibliothèque d'abbaye, est l'occasion de parcourir l'histoire du livre et des tentatives des différents pouvoirs, politiques et spirituels, pour restreindre sa diffusion : on peut analyser à cette occasion quelques exemples typiques de censure.

Nous vous proposons deux liens qui nous semblent intéressants car ils proposent deux séquences détaillées avec comme support d’étude le film de Jean-Jacques Annaud.

- pour le Collège, dans la revue « Le français dans tous ces états » - CNDP

http://www.crdp-montpellier.fr/ressources/frdtse/F044055A.html

- pour le lycée, sur le site « CLIO CINE »

http://www.cinehig.clionautes.org/spip.php?article446#.Vt1CZn3hDrc

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15 février 2016 1 15 /02 /février /2016 06:49
Mardi 16 février : He Named Me Malala (2015)

Année de sortie : 2015

Réalisateur : Davis Guggenheim

Avec : Malala Yousafzai

Genre : Documentaire

Nationalité : Américain

Description :

Le documentaire retrace le parcours de Malala, jeune Pakistanaise qui se bat pour les droits des jeunes filles à l'éducation dans un pays déchiré par le fondamentalisme religieux. Alors que les talibans occupaient son village, de 2007 à 2009, elle décide de tenir un blog hébergé par la BBC, "Diary of a Pakistani Schoolgirl", où elle exprime son indignation au vu des exactions des terroristes, qui incendiaient les écoles pour filles et tuaient leurs opposants.

Le titre original du film est "He Named me Malala", en référence au père de la jeune femme. Ce dernier affirme qu'il a nommé sa fille "Malala" en hommage à la poétesse et guerrière afghane Malala de Maiwand, qui aurait mené les troupes rebelles à la victoire contre les Anglais en 1880. Elle est encore aujourd'hui une figure de résistance à l'oppression.

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7 février 2016 7 07 /02 /février /2016 11:44
Mardi 9 Février : The Imitation Game (2015)

Date de sortie 28 janvier 2015

Durée 1h 55min

De Morten Tyldum

Avec Benedict Cumberbatch, Keira Knightley, Matthew Goode

Genres Biopic, Drame

Nationalité : Britannique

SYNOPSIS

1940 : Alan Turing, mathématicien, cryptologue, est chargé par le gouvernement Britannique de percer le secret de la célèbre machine de cryptage allemande Enigma, réputée inviolable.

À la tête d’une équipe improbable de savants, linguistes, champions d’échecs et agents du renseignement, Turing s’attaque au chef-d’œuvre de complexité dont la clef peut conduire à la victoire.

IMITATION GAME relate la façon dont Alan Turing, soumis à une intense pression, contribua à changer le cours de la Seconde Guerre mondiale et de l’Histoire. C’est aussi le portrait d’un homme qui se retrouva condamné par la société de l’époque en raison de son homosexualité et en mourut.

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