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2 octobre 2012 2 02 /10 /octobre /2012 00:01

 

 

 

 

Réalisation : George A. ROMERO

Date de sortie : 2005

Durée : 1h37

Acteurs principaux : Simon Baker, John Leguizamo, Dennis Hopper, Asia Argento.

Langue : Anglais

Soutitres : Français

Synopsis : LAND OF THE DEAD ( le Territoire des morts). Par le maître et le créateur du genre des films de morts-vivants. Dans cet opus, derrière le sensationnel, le sang et la violence, c’est toute l’idéologie de l’Amérique des Bush père et fils qui est dénoncée. Un monde séparé en deux, une métaphore politique où  les zombies ne sont plus seulement ces consommateurs décérébrés errant dans un supermarché, mais le tiers-monde et le quart-monde des exclus à la porte du bastion du monde libre néolibéral  paradoxalement autoghettoïsé. Clin d’œil : quand dans son premier film, c’est un Noir qui, très incorrectement prenait la tête du petit groupe de Blancs  essayant d’échapper aux morts-vivants,  c’est ici, un Noir qui prend la tête de morts-vivants emblème, d’un nouvel Eveil de la conscience qui les mènent à la révolte … ou à la Révolution ?

 

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25 septembre 2012 2 25 /09 /septembre /2012 00:01

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Réalisation : Francis Ford Coppola.

Date de sortie : 1992

Durée : 2h08

Acteurs principaux : Gary Oldman, Winona Ryder, Keanu Reeves, Anthony Hopkins.

Langue : Anglais

Soutitres : Français

 

Synopsis : Le roman épistolaire  de Bram Stoker porté spectaculairement à l’écran dans une version totalement gothique et romantique où l’on n’est pas loin d’une relecture de la réversibilité et de la malédiction baudelairiennes appliquées à un Dracula ,monstre magnifique, à la fois héros et anti-héros, victime et bourreau . Dans un espace cinématographique onirique, c’est tout le caractère subversif de la figure vampirique et du rapport au vampirisme qui est mis en scène : c’est l’obscur objet du désir refoulé par l’Angleterre victorienne et puritaine du XIX siècle qui vient dans des métaphores érotico-sexuelles  hanter les belles la nuit.

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19 septembre 2012 3 19 /09 /septembre /2012 13:54

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 Du caractère métaphorique originel du mythe :

 

 

Si les VAMPIRES ont été apparentés aux  stryges ou aux lamies de la mythologie antique,la légende et le mythe sont  bien nés en Europe Centrale ; si les ZOMBIES  du vaudou des  cultures afro-caribéennes hantent un culte encore pratiqué, l’Europe de L’est nous lèguent l’histoire de Vlad Tepes, l’empaleur roumain, ( écho lointain de notre Gilles de Rais) comme figure historique du comte Dracula .

Le titre original que Bram Stocker voulait donné à son roman est  The Un-dead, littéralement, le non-mort, le mort-vivant. A l’origine le terme de mort-vivant désigne uniquement le vampire. Selon F.Montaclair, le mot vampire est emprunté,  au XVIII° siècle, à l’allemand Vampir, lui-même dérivé du serbe Vampir,  et des formes proches sont introduites en français à la même époque : oupire et upire , dérivées du tchèque upir ou du russe upyr. Il est probable que toutes ces formes  ont une origine commune turque, uber, qui signifie sorcière.

 Dès son apparition dans les légendes et croyances  des pays d’Europe Centrale (Bulgarie, serbie, Roumanie etc. états nés du déclin de l’empire byzantin) le vampire  doit être replacé dans le contexte de l’évolution et de l’histoire de ces peuples et de l’invasion ottomane (le plupart des caractère du vampires sont constitués au cours du XVII° siècle),  et il se charge d’un message métaphorico-politique : comme le démontre florent Montaclair, « le vampire est une métaphore de l’oppression turque ».

Extrait  de  Le Vampire dans la littérature romantique française 1820 -1868 :

 «  Le récit vampirique prend alors une tournure étiologique : c’est un récit  des origines qui explique les comportements quotidiens. Pour symboliser la destruction que les turcs faisaient subir à leur société et à leur culture, les peuples d’Europe centrale ont inventé une figure, un monstre effrayant qui reproduisait l’action du pouvoir ottoman. Toutes les données de la transformation nationale, religieuse et culturelle due à l’arrivée des envahisseurs trouvent leur correcpondant dans la figure du vampire :

A la mort renvoie la guerre ;

Au besoin de sang correspondent l’impôt du sang exigé des chrétiens et le changement de nationalité ;

A l’attaque de la famille correspond la destruction de la cellule familiale, qui portait les valuers du groupe et la nationalité ;

Au mode de destruction du vampire par l’appel au pouvoir et à la religion correspendent la disparition des institutions d’Europe centrale et la persécution des chrétiens. ON dtruit le vampire en faisant appel à ce qui fait la spécificité du groupe chrétien maltraité par l’oppressseur, ses institutions politiques d’origine et sa religion. »

  Quelques exemples de relectures du mythe :

 Le  mort-vivant s’est petit à petit constitué en mythe dans l’Imaginaire occidental et , mais n’est-ce pas l’essence de tout mythe, semble se  remodeler  à travers les cultures et les époques en fonction des préoccupations de chacune pour proposer des visions du monde politiquement incorrectes ou pour cristalliser des angoisses ou des frustrations  encore moins dicibles. La littérature s’en est emparé, puis le cinéma qui dès ses débuts le met en scène ( d’où la présence du Nosferatu de Murnau dans notre cycle)  et enfin les séries télévisées. De Murnau à Romero, de Nosferatu à Blade ( le diurnambule symbole du métissage !) en passant par Entretiens avec un vampire, de chef-d’œuvres reconnus aux derniers films de série B ou Z, le mythe est  sémantiquement réinvesti et modernisé.

  Le roman épistolaire  de Bram Stoker  ne peut être lu sans être replacé dans son contexte historique : Dracula, c’est l’obscur objet du désir refoulé par l’Angleterre victorienne et puritaine du XIX siècle qui vient dans des métaphores érotico-sexuelles  hanter les belles la nuit. Le sang c’est le liquide vital, comme le lait ou le sperme ( voir l’article de Nathalie Saudo «  She wants blood :  discours sanguin et dégénérescence dans Dracula » in Dracula. L’œuvre de Bram Stoker et le film de F.F. Coppola), le transfert des fluides prend une signification sexuelle tout comme la morsure, la succion et le premier sang versé… nous n’en dirons pas plus…

Le Dracula de Bram Stoker est  porté spectaculairement à l’écran  par Francis Ford Coppola dans une version totalement gothique et romantique où l’on n’est pas loin d’une relecture de la réversibilité et de la malédiction baudelairiennes.  La figure, le motif pourrait-on dire, de Dracula ,monstre magnifique,  amoureux brisé, à la fois héros et anti-héros, victime et bourreau, joue totalement de la dialectique attirance-répulsion. On y voit la figure de Lucifer, celle qui fascine les romnatiques ( relisons La Fin de Satan d’Hugo) , celle de celui- qui a été l’élu et qui a été le grand Révolté qui s’est dressé contre dieu.  Avec cette ironie métaphorique qui veut que Satan portait la lumière divine et que Dracula la fuit.  Dans un espace cinématographique onirique, c’est tout le caractère subversif de la figure vampirique et du rapport au vampirisme qui parcourt l’œuvre de Stoker et qui est mis en scène.

 A titre d’exemple de récupération de la métaphore sexuelle modernisée, l’on peut prendre  le mode de contagion par le sang  qui caractérise le vampirisme  et qui prendra un sens aigu dans les années 80 avec l’apparition du SIDA.  Et c’est bien le sang et les associations sémantiques qu’il convoque qui donne aussi au mythe cet capacité de se re-sémantiser : « Eucharistie, cannibalisme, tuberculose, hémorragie, menstruation, boucherie, humeur et caractères sanguins, écarlate et vermillon sont un éventail des sujets qu’il convoque » ( N.Saraudo).  A côté du sang et lié au sang, à la vie et à la mort, c’est la notion d’immortalité qui fascine les hommes dans un mythe où se mêle Eros et Thanatos.

Restons sur la figure de Dracula en prenant un dernier exemple de réinterprétation du mythe, un film de série B : Dracula 2001 d’un réalisateur français : Patrick Lussier . Tout en se voulant une parodie (Dracula hard rocker  star gothique , boîte de nuit nommée Hell), le film propose une relecture explicative du mythe à travers la bible et les évangiles : ainsi, sans aucun antisémitisme, la généalogie de Dracula est rapportée à Judas l’Iscariote et celle-ci explique ce que le vampire craint (nous ne donnerons qu’un exemple pour ne pas  tout dévoiler, celui de l’argent, mortel pour Dracula car judas s’est  vu remettre des pièces d’argent lorsqu’il dénonça le christ).

Les Morts-vivants :

Enfin, avant que d’évoquer le troisième film de notre  cycle, nous dirons  rapidement un mot de deux œuvres de roméro qui confirment la relative richesse de notre thématique.

La Nuit des morts-vivants, production indépendante de 1968, premier film de Roméro et premier opus de la saga, fut considéré comme politiquement incorrect. Alors que la ségrégation avait toujours cours en 1967, Roméro choisit comme acteur principal, pas pour la couleur de sa peau précisera-t-il plus tard, un afro-américain (première faute de goût) qui, avant d’être abattu par la police à la fin du film (on se demande pourquoi), prend le statut de héros (deuxième faute de goût)  en prenant le commandement d’un groupe de survivants incapables de s’organiser. On a pu voir aussi dans l'attaque des zombies une métaphore de la guerre du Vietnam.

Zombie (1978),  propose une critique  caricaturale de la société humaine et de la société de consommation : les zombies, métaphore des consommateurs abêtis et débulbés que nous sommes, errent dans un supermarché.   

Dans Land of the dead Territoire des morts (2005), film choisi pour ce cycle, les morts-vivants sont un peuple en train de se structurer, d'accéder à l'intelligence, à la conscience, et aux sentiments. La caricature et la charge politique se situe dans la ville-même : « dans Fiddler's Green, Kaufman a reproduit tous les défauts de «l'ancien monde » (la corruption, la drogue, la prostitution…). Il tient le peuple avec la nourriture et les loisirs (panem et circenses) ». Face à une ville métaphore de l’Amérique des Bush, les morts-vivants représentent aussi bien les menaces terroristes que le tiers-monde ; la banlieue pauvre de la ville fortifiée regroupe quant à elle le quart-monde des laissés pour compte du système libéral. Double ironie : le « monde  libre »  s’est ghettoïsé et auto-enfermé, et Dennis Hopper, acteur fétiche d’ Easy rider, incarne un personnage (image des cyniques  qui dirigent le monde) dont la symbolique est à l'opposé de celle du personnage qu’il joua  lors de ses  débuts au cinéma.

 Vampire au féminin :

Parité oblige, on ne peut pas évoquer le vampirisme sans parler de de la Comtesse sanglante, surnommée encore, la Contesse Dracula : la comtesse  Elizabeth (ou Erzsébet) Bàthory qui, au début du XVII° siècle, son procès eut lieu en 1611, fut accusée d’enlever et de saigner les jeunes filles (vierges de préférence)  habitant aux alentours de son Château proche des Carpathes. Le chiffre de 300 victimes fut avancé. Elle buvait leur  sang et en remplissait sa baignoire pour y prendre des bains afin de garder une éternelle jeunesse. Personnage historique n’ayant rien de fantastique, sorte de Gilles de Rais hongroise en jupon, Bram Stocker s’en serait inspiré pour son roman épistolaire, mais elle a elle-même fait l’objet d’un roman,  Élisabeth Báthory, la Comtesse sanglante,  écrit par Valentine Penrose, publié en 1962. En 2009,  Dacre Stoker, descendant de Bram Stocker, publie une suite de Draculaintitulée Dracula l’Immortel, dans laquelle il présente Élisabeth Bàthory comme une vampire accompagnée de deux goules[]. Elle a aussi été porté à l’écran par Julie Delpy, qui l’incarne dans son film La Comtesse (The Countess) sorti en 2010.

                Ceux et celles qu’intéresse la figure féminine du vampire peuvent encore aller chercher du côté du roman  Carmilla de Joseph Sheridan Le Fanu (1871), roman gothique auquel Stoker a reconnu sa dette.

 Pour aller plus loin… :

 

Florent Montaclair : Le Vampire dans la littérature romantique française 1820 -1868, Presses universitaires de franche-Comté, Université de Franche-Comté, 2012.

Jean Marigny: Sang pour sang : le réveil des vampires, Découvertes Gallimard, Gallimard 1983 (Nouvelle édition 1993)

Claire Bazin et Serge Chauvin (dir.) , Dracula : L’œuvre de B.Stoker et le film de F.F.Coppola, collection Lectures d’une œuvre, Editions du temps, Nantes 2005.

Jean-Baptiste Thoret (dir.), Politique des zombies, l'Amérique selon George Romero , Ellipses, 2008.

 

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14 février 2012 2 14 /02 /février /2012 05:52

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  • Mise en scène  :  Patrice Chéreau
  • Pays : France
  • Genre :tragédie classique
  • Comédiens : Dominique Blanc, Michel Duchaussoy, Pascal 

La célèbre pièce de Jean  Racine mise en scène par Patrice Chéreau.

Cette pièce a reçu trois Molières en 2003 : Meilleur spectacle public, Meilleur comédien dans un second rôle pour Michel Duchaussoy et Meilleure lumière.

Phèdre est reine mais n’aime pas le roi.

A Thésée elle préfère son fils Hippolyte, qu’il a eu d’un premier mariage.

Un amour coupable, caché par une feinte haine, qui la fait souffrir, périr, et dont elle ne pourra retenir l’aveu à peine lui sera parvenu le bruit de la mort du roi.

 Mais Hippolyte ne l’aime pas. Et le monarque n’est que blessé.
Honteuse, la reine ne peut plus le regarder.

 Oenone sa confidente tentera de la sauver en faisant croire au roi que l’outrage vient de son fils. 

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7 février 2012 2 07 /02 /février /2012 06:21

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·         Présentation : Adaptation cinématographique du célèbre roman d’Emile Zola, père du naturalisme en littérature, ce film est  une fresque sociale à grand déploiement et avec pléiade de grands acteurs. De ce film, l’ancien ministre français de la culture Jack Lang avait dit autrefois : « C’est un grand film populaire »… Germinal, dans le calendrier révolutionnaire français, ayant eu cours entre 1793 et 1805, c’est le premier mois du printemps (en gros, mars-avril), le mois des germinations. Mais, depuis Zola, Germinal réfère aussi à ces luttes ouvrières qui, germinant de partout, devaient, bon an mal an, mener à la mise en place d’un monde nouveau. Nous sommes en 1864, quelques mois après la constitution de la Première Internationale des travailleurs. C’est le nord de la France, pays traditionnel des vastes mines de coke, ou houille, ou charbon de terre. Étienne Lantier (le rejeton des Rougon-Macquart campé hiératiquement par le chanteur Renaud Séchan dont l’intensité cardinale ne dessoude pas une seconde) est un machineur mis au chômage pour avoir donné une gifle à son contremaître dans une autre portion du pays. Il débarque dans le Nord de la France pour y trouver du travail. Il devient vite mineur à la houillère du Voreux, mais il découvre aussi la misère des ouvriers, qu'il pousse peu à peu à se révolter... (repris de Paul Laurendeau)

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20 décembre 2011 2 20 /12 /décembre /2011 08:23

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Réalisation : Sofia Coppola.

Date de sortie : 2006

Durée : 2h03

Acteurs principaux : Kirsten Dunst, Jason Schwartzman.

Film tourné dans le Château de Versailles, au Petit Trianon, au Théâtre de la reine et d’autres châteaux de France.

Oscar des meilleurs costumes, Prix de l’Education Nationale en 2006.

 

RESUME

En avril 1770, Marie Antoinette, archiduchesse d’Autriche, doit épouser le dauphin, le futur roi de France Louis XVI. Elle a 14 ans quand elle arrive à Versailles.

Surveillée par « Madame de l’Etiquette » qui lui enseigne comment se comporter à la Cour, délaissée par son mari qui lui préfère la chasse, elle se réfugie dans la frivolité et les plaisirs mondains en compagnie de ses amis…

Le film s’achève lors des journées révolutionnaires d’octobre 1789.

 

ANALYSE

Une adaptation très personnelle de la vie de Marie Antoinette. Sofia Coppola en fait une teenager dégentée, sous des perruques dégoulinantes, ne pensant qu’à s’amuser.

Pour montrer la jeunesse de Marie Antoinette, S. Coppola multiplie les anachronismes qui sont, selon elle «  en adéquation avec l’adolescence des personnages ». La bande son en témoigne (musiques New wave des années 80, Bow Wow Wow, Siouxie and the Banshees, The Cure, New Order, et plus récentes, Air, The Strokes…)

Pour l’historien Jean Tulard, « C’est Versailles sauce Hollywood », donc une œuvre bien loin de la réalité historique, où la réalisatrice reste dans la mentalité et l’univers américain. Par ailleurs, le personnage de  Marie Antoinette n’évolue pas du tout pendant les 19 années évoquées dans le film.

Sofia Coppola ne se prétend pas historienne. C’est une artiste, une créatrice.

 

Autres films de Sofia Coppola 

The Virgin Suicides, 1999

Lost in Translation, 2003

Somewhere, 2010

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13 décembre 2011 2 13 /12 /décembre /2011 08:15

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Réalisation : Billy Wilder

Date de sortie : 1959

Durée : 2h00

Acteurs principaux :

Marilyn Monroe (Sugar Kane), Tony Curtis (Jerry/Daphné), Jack Lemmon (Joe/Joséphine). 

Six Oscars.  Adaptation française des dialogues : Raymond Queneau.

 

RESUME

Dans le Chicago des années 30, en pleine prohibition, deux musiciens de jazz au chômage sont témoins d’un règlement de compte entre mafieux italiens. Ils prennent la fuite et, pour éviter les représailles, se travestissent en femme afin d’intégrer un orchestre totalement féminin en partance pour la Floride. Ils y rencontrent la belle Sugar Kane musicienne et chanteuse ingénue qui accumule les déceptions amoureuses et noie son chagrin dans l’alcool. Pour la conquérir, Joe se fait passer pour un millionnaire tandis que Jerry/Daphné, séduit malgré lui/elle Osgood, un véritable millionnaire. Rattrapés par les mafieux, après de nombreuses péripéties, ils prennent la fuite avec Sugar et le millionnaire.

 

ANALYSE

Le tournage. La distribution des rôles n’est pas celle voulue initialement par B. Wilder.

 Frank Sinatra a refusé le rôle de Jerry ne voulant pas apparaître travesti en femme ; Mitzi Gaynor est remplacée par Marilyn Monroe dont c’est le deuxième film avec B. Wilder (après Sept ans de réflexion).Le rôle de Jerry est donc joué par Jack Lemmon qui recevra l’Oscar du meilleur acteur et Marilyn le prix de la meilleure actrice de comédie en 1960.

Sur le tournage, l’ambiance est pénible car Marilyn exaspère par ses retards et son manque d’assurance dans le travail. Il faut parfois 50 prises pour une scène !

Un chef d’œuvre d’Hollywood.  On trouve dans le film tout les ingrédients hollywoodiens de la réussite : un soupçon de désir de sexe (ambiguïté du It dans le titre, Hot music ou Hot sex ?), pas ou beaucoup d’argent, une pointe de danger de mort, le tout sur le ton de la comédie. Le travestissement crée des personnages caricaturaux, comiques dans leur façon de transcrire les clichés de la féminité.

Les références aux films de gangsters sont importantes (Scareface d’Howard Hawks,1932, par exemple). Le film est en noir et blanc afin de rendre au mieux l’atmosphère des années 30.

Hot, car c’est un film enflammé par son rythme mais aussi sexuellement par Marilyn.

 Marilyn dans le rôle de Sugar Kane. Sur la toile, c’est une actrice magnifique, plus resplendissante que jamais. Dans les dialogues elle sait où ménager des pauses pour permettre au public de rire. Elle irradie l’écran de ses regards, de ses attitudes (hot!), de ses sourires. Elle interprète la chanson I Wanna Be Loved By You. Pour le critique Roger Ebert, cette interprétation est “un strip tease dans lequel la nudité aurait été superflue ». Marilyn se sert de son corps comme d’un langage sexuel alors qu’elle chante innocemment une chanson pleine de naïveté. Toute l’ambiguïté de Marilyn est là : icône sexuelle et gentille fille vulnérable.

Les deux rôles « masculins » de travestis sont très travaillés et permettent à l’histoire d’être crédible. Les deux musiciens s’intègrent différemment au groupe des femmes : Jerry devient Daphné et adopte vite tout les stéréotypes de la féminité (il parle avec une voix aigüe, parsème ses propos de petits rires, se dandine, parle régime et poitrine avec Sugar). Ainsi Jerry/Daphné peut séduire Osgood le millionnaire. Joe au contraire fait tout pour rester un homme et garder sa masculinité, ce qui rend crédible sa love story avec Sugar.

Un film qui transgresse les règles sociales. Montrer à l’écran des hommes travestis en femme et des femmes libérées sexuellement, qui boivent jusqu’à plus d’heure, aurait pu poser à l’époque des  problèmes de censure. Des représentants de l’Eglise américaine ont demandés en vain la censure de toute la fin du film où l’on voit « un homme accepter la demande en mariage d’un autre homme et une femme embrasser une autre femme »…Nobody’s perfect !

Nobody’s perfect ! La réplique culte de la fin du film.

Apprenant que Daphné est un homme, Osgood déclare : « Well…nobody’s perfect ! »

A qui donc s’adresse cette dernière réplique de B. Wilder ?...

 

AUTRES FILMS DE BILLY WILDER.

Réalisateur de plus de 30 films de 1934 à 1981 ! Nous n’en indiquons donc que quelques uns.

The Lost Weekend, (Le Poison), 1945.

Sunset Boulevard, (Boulevard du Crépuscule), 1949

La Garçonnière, (The Apartment), 1960

La Vie privée de Sherlock Holmes, 1970

Avanti !, 1972

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6 décembre 2011 2 06 /12 /décembre /2011 08:16

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Réalisation : Robert Wise et Jérome Robbins (chorégraphe)

Musique : Léonard Bernstein

Date de sortie : 1961

Durée : 2h25 

Acteurs principaux :  

Natalie Wood (Maria), Richard Beymer (Tony), George Chakiris (Bernardo), Rita Moreno (Anita)

10 Oscars, dont celui du meilleur film en 1961

 

RESUME

A New York dans les années 50, deux gangs rivaux (les Jets, américains d’origine polonaise et les Sharks, émigrés d’origine portoricaine), font la loi dans le quartier de West Side. Ils se provoquent et s’affrontent parfois très violemment. Tony, ancien chef des Jets et Maria, sœur du chef des Sharks tombent amoureux. Le couple doit subir les forces opposées de leur clan respectif.

 

ANALYSE

Le film est une adaptation de Robert Wise de la comédie musicale West Side Story crée a Broadway le 26 septembre 1957 sur la chorégraphie de Jérôme Robbins. L’histoire s’inspire de Roméo et Juliette de W. Shakespeare, transposée dans le New York des années 50.

La pièce marque un tournant dans le théâtre musical américain.

En effet, la noirceur du thème, la musique sophistiquée, l’importance des scènes de danse et l’accent mis sur les problèmes sociaux sont nouveaux dans ce genre artistique.

Le film est devenu l’un des films musicaux les plus populaires de l’histoire.

La 1ère partie est originale, totalement muette, avec seulement la musique et la danse.
La scène d’ouverture est une première au cinéma: la ville de New York est filmée à la verticale ; aucun film antérieur ne survole la ville de cette façon.

Les problèmes sociaux, le racisme, les gangs sont finement observés.

A l’époque du tournage, la presse new yorkaise est remplie d’articles sur la guerre des gangs, rappelant l’actualité de l’intrigue. J. Robbins affiche ces articles dans les coulisses sur le panneau d’informations pour préparer ses acteurs à la réalité de la violence entre gangs. Il fait répéter les Jets et les Sharks séparément et leur demande de ne pas sympathiser.

Dans le scénario, c’est Maria qui, à la fin du film, va mettre fin au cycle de la violence en se montrant incapable de se venger.

 

LIENS HISTOIRE-GEOGRAPHIE (notions , aspects des programmes vus dans ce film)

 

Les  vagues successives d’émigration aux Etats-Unis.

Le modèle américain, l’American way of life, éléments de fascination et de rejet.

Urbanisation.  Territoire.

 

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29 novembre 2011 2 29 /11 /novembre /2011 08:08

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Réalisation : Rick Elgood, Don Letts

 

Date de sortie : 2003


Durée : 1h 40min

 

Acteurs principaux : Ky-Mani Marley (Kassa McKennon) Cherine Anderson (Serena), Vas Blackwood (Scarface), Carl Bradshaw (Obeah Man), Idris Elba (Aaron), Mutabaruka (the Elder)

 

Genre : Drame, Romance

 

Pays : Britannique, jamaïcain, norvégien

 

 

RESUME

Kassa (Ky-Mani Marley), un jeune Rasta chanteur dans un groupe de Reggae (Freedom City), participe à un concours de musique et va avec son groupe enregistrer dans un studio. Là-bas, il rencontre Serena (Cherine Anderson), une fervante croyante, fille d'un prêtre totalement dévoué à l'église. La chorale de l'église vient aussi dans le cadre du concours pour enregistrer des chansons de Gospel. Dès que Kassa entend la voix de Serena et voit son visage, c'est le coup de foudre. Kassa va lui proposer de chanter pour lui et son groupe.
Mais il y a un problème : les croyances des uns et des autres : Kassa est Rasta, Serena est chrétienne. Le poids et l'influence des communcautés entrent en jeu. Un amour impossible?

 

Un Roméo et Juliette à la sauce Jamaicaine sur fonds de conflits inter-religieux. La mystique vaudoue est aussi présente et désamorcée par le biais d'un producteur véreux supersticieux.  

 

Prix : Urbanworld Film Festival, New-York : Meilleure actrice pour Cherine Anderson.

           Bahamas International Film Festival : Lauréat pour le prix du public

           Monaco International Film Festival : Lauréat de la meilleure 

          Santa Barbara African Film Series : Lauréat du meilleur film de l'année 2003

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22 novembre 2011 2 22 /11 /novembre /2011 08:00

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RESUME PAR LES ELEVES

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