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13 décembre 2011 2 13 /12 /décembre /2011 08:15

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Réalisation : Billy Wilder

Date de sortie : 1959

Durée : 2h00

Acteurs principaux :

Marilyn Monroe (Sugar Kane), Tony Curtis (Jerry/Daphné), Jack Lemmon (Joe/Joséphine). 

Six Oscars.  Adaptation française des dialogues : Raymond Queneau.

 

RESUME

Dans le Chicago des années 30, en pleine prohibition, deux musiciens de jazz au chômage sont témoins d’un règlement de compte entre mafieux italiens. Ils prennent la fuite et, pour éviter les représailles, se travestissent en femme afin d’intégrer un orchestre totalement féminin en partance pour la Floride. Ils y rencontrent la belle Sugar Kane musicienne et chanteuse ingénue qui accumule les déceptions amoureuses et noie son chagrin dans l’alcool. Pour la conquérir, Joe se fait passer pour un millionnaire tandis que Jerry/Daphné, séduit malgré lui/elle Osgood, un véritable millionnaire. Rattrapés par les mafieux, après de nombreuses péripéties, ils prennent la fuite avec Sugar et le millionnaire.

 

ANALYSE

Le tournage. La distribution des rôles n’est pas celle voulue initialement par B. Wilder.

 Frank Sinatra a refusé le rôle de Jerry ne voulant pas apparaître travesti en femme ; Mitzi Gaynor est remplacée par Marilyn Monroe dont c’est le deuxième film avec B. Wilder (après Sept ans de réflexion).Le rôle de Jerry est donc joué par Jack Lemmon qui recevra l’Oscar du meilleur acteur et Marilyn le prix de la meilleure actrice de comédie en 1960.

Sur le tournage, l’ambiance est pénible car Marilyn exaspère par ses retards et son manque d’assurance dans le travail. Il faut parfois 50 prises pour une scène !

Un chef d’œuvre d’Hollywood.  On trouve dans le film tout les ingrédients hollywoodiens de la réussite : un soupçon de désir de sexe (ambiguïté du It dans le titre, Hot music ou Hot sex ?), pas ou beaucoup d’argent, une pointe de danger de mort, le tout sur le ton de la comédie. Le travestissement crée des personnages caricaturaux, comiques dans leur façon de transcrire les clichés de la féminité.

Les références aux films de gangsters sont importantes (Scareface d’Howard Hawks,1932, par exemple). Le film est en noir et blanc afin de rendre au mieux l’atmosphère des années 30.

Hot, car c’est un film enflammé par son rythme mais aussi sexuellement par Marilyn.

 Marilyn dans le rôle de Sugar Kane. Sur la toile, c’est une actrice magnifique, plus resplendissante que jamais. Dans les dialogues elle sait où ménager des pauses pour permettre au public de rire. Elle irradie l’écran de ses regards, de ses attitudes (hot!), de ses sourires. Elle interprète la chanson I Wanna Be Loved By You. Pour le critique Roger Ebert, cette interprétation est “un strip tease dans lequel la nudité aurait été superflue ». Marilyn se sert de son corps comme d’un langage sexuel alors qu’elle chante innocemment une chanson pleine de naïveté. Toute l’ambiguïté de Marilyn est là : icône sexuelle et gentille fille vulnérable.

Les deux rôles « masculins » de travestis sont très travaillés et permettent à l’histoire d’être crédible. Les deux musiciens s’intègrent différemment au groupe des femmes : Jerry devient Daphné et adopte vite tout les stéréotypes de la féminité (il parle avec une voix aigüe, parsème ses propos de petits rires, se dandine, parle régime et poitrine avec Sugar). Ainsi Jerry/Daphné peut séduire Osgood le millionnaire. Joe au contraire fait tout pour rester un homme et garder sa masculinité, ce qui rend crédible sa love story avec Sugar.

Un film qui transgresse les règles sociales. Montrer à l’écran des hommes travestis en femme et des femmes libérées sexuellement, qui boivent jusqu’à plus d’heure, aurait pu poser à l’époque des  problèmes de censure. Des représentants de l’Eglise américaine ont demandés en vain la censure de toute la fin du film où l’on voit « un homme accepter la demande en mariage d’un autre homme et une femme embrasser une autre femme »…Nobody’s perfect !

Nobody’s perfect ! La réplique culte de la fin du film.

Apprenant que Daphné est un homme, Osgood déclare : « Well…nobody’s perfect ! »

A qui donc s’adresse cette dernière réplique de B. Wilder ?...

 

AUTRES FILMS DE BILLY WILDER.

Réalisateur de plus de 30 films de 1934 à 1981 ! Nous n’en indiquons donc que quelques uns.

The Lost Weekend, (Le Poison), 1945.

Sunset Boulevard, (Boulevard du Crépuscule), 1949

La Garçonnière, (The Apartment), 1960

La Vie privée de Sherlock Holmes, 1970

Avanti !, 1972

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Published by 3° oeil - dans Classique
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